Le masque, un outil de travail indispensable, ou comment se préparer à une journée de travail

Le masque (une création cbemarket©)

 

Dans un article précédent (ici) je vous ai introduit la notion de « masque ».

Je vais tâcher de la développer dans cette page.

 

J’ai créé, il y a quelques années, puis développé, ce concept, que je classifie aujourd’hui d’essentiel dans la vie professionnelle.

 

Pour l’avoir testé (tout d’abord sur moi-même, puis sur mes proches et enfin sur mes élèves et mes clients), j’ai acquis la certitude de la nécessité absolue de se construire ce masque. Tout comme les chinois ont créé la muraille pour se protéger des envahisseurs, tout comme certains poissons se camouflent pour fuir les prédateurs, ou même encore comme les oiseaux qui se parent de leurs plus belles plumes pour séduire leurs demoiselles oiseaux… l’ « homo travailleur » doit à la fois séduire (son employeur, ses clients) et se protéger (contre les collègues déstabilisateurs, les patrons mal lunés, etc..)

 

L’idée de base consiste à se créer soi-même le masque que l’on a envie que les autres voient… et non pas subir les impressions (premières et suivantes) que les autres vont se construire de nous…

 

En clair, nous laissons tous (que nous le voulions ou non) une impression, une image, dans l’esprit d’autrui.

Cette image est fortement influencée par la première impression (les premiers instants où l’autre nous voit pour la première fois).

Ce sont :

les cinq premiers pas (notre façon de marcher, l’énergie que nous dégageons, ou le manque d’énergie, la mollesse, le retard qui nous fait courir…),

les cinq premières secondes pendant lesquelles l’autre va s’imprégner de notre tonus, de notre tenue vestimentaire, de notre odeur (surtout si elle est emplie de sueur ou trop fortement parfumée), de notre coiffure, notre sourire ou son absence, la poignée de main, le regard (fuyant, agressif)

les cinq premiers mots (style grammatical utilisé, politesse, accent…)

 

Puis cette image est renforcée par le contact régulier. Or, nous amenons avec nous tout notre actif (ce que nous disons, ce que nous faisons) mais aussi notre passif (notre état d’esprit, les soucis familiaux, la fatigue..). Ainsi, l’image que nous donnons de nous a facilement tendance à s’abîmer…

 

Un manager averti, est capable de déceler d’un coup d’œil l’état d’esprit de chacun de ses collaborateurs.

Avec l’habitude, on détecte si ce matin « il avait la pêche » ou « s’il s’est levé du pied gauche ». Ainsi le chef d’équipe pourra, s’il a été formé à cet effet, agir ou réagir en fonction de l’humeur de ses coéquipiers pour les mener à l’objectif visé.

Cela présuppose que les manageurs soient formés à la détection de ces soucis et qu’ils aient également suivi des formations de communication et de motivation. D’autre part, et je dirai surtout, il faut que les manageurs eux-mêmes soient décidés à mettre en place ces pratiques !

En effet, ce ne sont pas que les ouvriers ou les employés qui « subissent » ou qui arrivent le matin avec « la tête à l’envers » ! Et dans ce cas, le cadre n’a peut être pas l’énergie nécessaire pour relancer ses subalternes quand il aurait lui-même envie d’être traité avec plus de considération par ses supérieurs hiérarchiques !

 

Le rôle de base d’un manager ou superviseur d’équipe (on a tendance à l’oublier en ces temps ou tout le monde a la « tête dans le guidon ») consiste à enlever l’énergie négative de ses équipiers et à leur transmettre son énergie positive.

Encore faut-il que quelqu’un joue pour lui le même rôle ou qu’il ait des compensations ! Sinon il fera comme les cocottes à haute pression dont on ne dévisse pas le bouchon et explosera ! Il faut toujours quelqu’un pour nous prendre notre énergie négative et nous transmettre une énergie positive. « Mais quid de celui qui est en haut de la chaîne ? », me demanderont ceux qui ont suivi jusque là !!!!! Et bien, il lui faut des compensations. C’est pour la raison qu’ils ont souvent un salaire plus important, des avantages, du temps pour s’investir dans des sports qui « lavent la tête et la vide »… Comme de nos jours, en ces temps de crises, on limite ces avantages, on assiste à des dérives ou à des explosions qui font ensuite, malheureusement, la une des journaux…

 

Une autre solution consiste à se fabriquer, avec soin, ce fameux masque !

(Ah, on y arrive enfin !!!...)

 

Le premier pallié aura lieu dans notre armoire ou notre dressing…

En rangeant d’un côté les habits qui sont destinés à un usage professionnel et d’un autre ceux que nous aimons mettre dans notre vie privée. Notamment, il nous faudra bannir pour le travail tous ces vêtements amples, à élastiques, qui ne serrent pas la taille, qui camouflent notre état d’esprit… en fin, c’est ce que nous pensons quand nous n’allons pas bien… car en fait ils hurlent aux autres notre malaise !

J’ai personnellement rangé à droite de ma penderie toutes ces jupes qu’il suffit d’enfiler ou qui sont bien larges, et quand je sens le matin que je me dirige vers ce recoin alors que je vais travailler, je me force à aller (et ce n’est pas toujours facile de lutter contre sa propre volonté) du côté opposé, vers les tailleurs qui me serrent à la taille, qu’il me faut mettre avec des talons… car tout cela m’oblige à une certaine attitude, une certaine prestance ! Avec les jupes à élastiques, je peux me permettre d’être « molle »…avec les tailleurs et les talons hauts je dois me tenir droite ! (sinon je m’étale…). Cela s’applique tout aussi bien aux hommes, quand vous allez choisir un pantalon que vous enfilez sans vous en rendre compte ou que vous travaillez chemise et veste…

 

En clair, le simple fait de sélectionner nos vêtements va commencer à nous transformer, à nous appliquer le masque…

 

Il en sera de même, vous l’avez compris, pour les accessoires (chaussures, ceinture, foulard, sacs, cartable, bijoux, parfum….)

 

Puis il faudra soigner sa toilette (dans le sens de propreté, de coiffure, de rasage et/ou maquillage, etc…)

 

Le but est de donner envie dès le premier regard. (Envie au niveau professionnel s’entend ! ;-))

 

N’oublions qu’il y a un aller vers le travail et un retour du boulot… L’avantage du masque, c’est que quand vous rentrez chez vous, vous pouvez l’enlever et ainsi être complètement disponible à nouveau pour vos proches ! Le trajet de retour fait partie de ce « déshabillage » car selon sa durée, il nous permet de finir et classer tous les tracas professionnels pour commencer à ouvrir les « dossiers personnels »… Je me souviens de l’époque où il me fallait 45 minutes pour rejoindre mon « chez moi », et traverser une pinède, cela était un dépaysement total entre le travail et la maison… un grand moment de lavage de tête ! Ainsi, au lieu de se plaindre que le boulot est trop loin, il faut parfois (dans une certaine limite, bien entendu) s’en réjouir !

 

Voilà pour aujourd'hui,

la suite au prochain épisode...

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A bientôt !!

 

Bonjour chez vous !